Mercredi 17 juin 2009
SYNTEC et CICF ont transmis aux organisations syndicales de salarié(e)s une nouvelle proposition d’accord sur le chômage partiel.

Alors que le projet syndical initial visait, dans des filières connaissant de réelles difficultés, à éviter des licenciements économiques en articulant chômage partiel et formation, le patronat tente encore une fois de nous « refourguer » un accord nocif pour les salariés en espérant que nous négocieront le 8 juin sur cette base.

Pour le patronat, il n’est toujours pas question d’aborder le problème par le biais des filières en difficulté. Ainsi, toute entreprise de la branche pourra se prétendre touchée par la crise, sans réelles possibilités de contrôle.
La loi insiste sur le caractère collectif des mesures de chômage partiel, afin d’éviter l’arbitraire.

Pour notre collège patronal, la notion de collectif se réduit à l’échelon de l’unité de travail, laquelle peut être une équipe projet.  Soit éventuellement, un(e) salarié(e) intervenant seul(e) sur un projet.

La généralisation du chômage partiel jusqu’aux équipes projets risquerait de faire exploser les budgets de l’OPCA Fafiec. Mais que l’on se rassure, l’objectif de SYNTEC et CICF n’est pas la préservation des emplois, mais celle de leur marge bénéficiaire.   Dans ce contexte, la formation n’est évidemment pas une priorité.

Ainsi, alors que nous proposions un accord articulant chômage partiel et formation, cette dernière n’est ici plus qu’un alibi destiné à faire passer la généralisation du chômage partiel à toutes les entreprises de la branche.

En effet, au regard des dépenses de formation liées à la professionnalisation effectuées à ce jour, et en projetant celles-ci sur le reste de l’année, il est tout a fait impossible de faire des efforts particuliers pour repositionner des salariés fragilisés par la crise économique, sauf à obtenir des fonds publics conséquents.

Encore une fois le patronat montre son vrai visage au regard de la branche. Prendre dans les poches des salariés, précariser les emplois, avant, pourquoi pas, de les supprimer en masse, la politique du patronat c’est « après moi le déluge » !

Si cet accord venait à s’imposer, il entérinerait de nouveaux reculs sociaux, au détriment des salarié(e)s de tous les secteurs. Il ne manquerait pas de générer des effets d’aubaine, aux frais des salarié(e)s comme il se doit ! Aussi la CGT prendra toutes les mesures pour faire échec à cet accord et se mobilisera pour que le patronat ne bénéficie d’aucun fond public.



Montreuil, le 05 juin 2009  
Par Fédération CGT des sociétés d'études
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