Alten va devoir attendre avant d'utiliser le chômage partiel
26/03/2009
La société de conseil en technologies souhaite mettre 400 collaborateurs au chômage partiel pour faire face à de récentes difficultés, principalement dans le secteur automobile. Selon la CGT, la
direction départementale du travail vient de rejeter sa demande. D'après Alten, les autorités lui ont simplement demandé des informations complémentaires.

Le torchon brûle entre les organisations patronales et les syndicats quant
à d'éventuelles mesures de chômage partiel dans les sociétés de conseil en technologie touchées par la crise, celles qui interviennent dans le secteur automobile notamment. Le Geicet et
Syntec Ingénierie - deux associations professionnelles représentant des sociétés de conseil en technologies - y sont favorables, afin, selon eux, d'éviter des licenciements. La CGT y est,
elle, résolument opposée et plaide pour des mesures de formation et de reclassement des salariés.
Refus - temporaire ? - pour Alten
Aujourd'hui, l'organisation syndicale aimerait faire d'Alten - l'une des sociétés envisageant le chômage partiel avec, entre autres, Altran et Assystem - un cas d'école et, selon ses propres
termes, s'en «
emparer [pour] faire partout où c'est possible échec à une telle mesure. » Selon le syndicat, la direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation
professionnelle (DDTEFP) de Nanterre vient d'opposer un refus à Alten, qui souhaite mettre au chômage partiel 400 salariés, dont 356 cadres. La DDTEFP aurait estimé que : «
dans le cas
présent, rien ne permet de justifier et d'objectiver la mesure envisagée auprès des 400 salariés sur 3790 que compte l'entreprise [12 000 pour le groupe], tant au regard du caractère
collectif attaché à la mesure qu'à l'appréciation de l'ampleur des difficultés et de leur caractère conjoncturel, comparé à l'activité de [l'entreprise] telle qu'observée mensuellement au
cours des trois dernières années. »
Alten, qui a prévenu qu'il entend se concentrer au premier semestre sur «
la mise en place des mesures nécessaires pour limiter l'impact de la crise et pour s'adapter à
l'environnement », ne l'entend pas de cette oreille. Contactée, la société, dont le chiffre d'affaires s'est envolé de 20,7% en 2007, indique que la DDTEFP n'a pas rejeté son dossier
mais qu'elle lui a demandé de compléter son dossier. Sans plus de précisions pour l'instant. De son côté, Syntec Ingénierie n'a pu nous répondre dans les délais.
Christophe Dutheil
Par Fédération CGT des sociétés d'études
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