Prestataires, Salariés
Ren
ault même combatA l’initiative de la CFDT, s’est tenue une réunion sur les « mesures à prendre » concernant notamment la crise dans la filière automobile. A ce titre, la CFDT nous a gratifié d’une « note de situation » datée du 26 janvier 2009. Au regard du courrier envoyé à SYNTEC sur quelques propositions, il semble que la CFDT se soit montrée plus prudente en matière de gestion de PSE (cf notre déclaration), même si au cours du débat, son représentant y soit revenu à plusieurs reprises.
Cette note de situation qui a eu le mérite d’exister a été exposée par la CFDT.
4000 salariés seraient concernés à ce jour auxquels il faut ajouter environ 2000 salariés des TPE PME (3% de celles-ci sont mono clientes automobile). Cette crise était prévisible dès juillet 2008 du fait des annonces faites en ce sens dans différentes entreprises du secteur automobile. C’est partir de ce constat et le fait que la crise risque de durer que la CFDT fait quatre propositions :
1/ Processus individuel de reclassement
a) repositionnement en interne
Il s’agit de repositionner le salarié en clientèle en utilisant l’ensemble du dispositif de la formation professionnelle. Rien de bien nouveau.
b) repositionnement en externe
Plutôt GPEC ouvert vers l’extérieur, il s’agit à partir d’un projet du salarié de construire une nouvelle évolution professionnelle dans ou hors branche.
2/ Processus collectif
a) espace carrière mobilité
Il s’agit d’articuler le processus individuel de reclassement ou collectif.
3/ Chômage partiel
La CFDT donne quelques pistes pour un accord tout en s’interrogeant sur la validité d’un tel accord dans la branche.
Elle propose :
que le chômage partiel soit l’ultime recours après les prises de RTT et de congés payés,
de maintenir la rémunération sur une période définie,
que ce soit une stratégie d’attente.
4/ Organisation conventionnelle
La CFDT propose plusieurs axes :
¨ Formation : limiter l’utilisation du DIF et supprimer la clause de dédit formation.
¨ Rupture du contrat : fin conventionnelle des clauses de non concurrence et de dédit formation, en cas d’un nouveau CDI, rupture par licenciement.
¨ Mobilité géographique : la CFDT propose des aides à la mobilité si celles-ci sont inscrites dans le contrat de travail. Le refus de la mobilité entraîne le licenciement économique.
Enfin la CFDT a souligné dans ce contexte l’absence de stratégies de l’entreprise.
La CGC a insisté sur la question de l’innovation en s’interrogeant sur le lieu de la réflexion à propos de la crise.
La CFTC a mis en exergue la crise du modèle économique et le manque de recul tout en soulignant à plusieurs reprises qu’il y a une sous utilisation des 500 000 € de la branche destinée aux PSE.
FO a souligné le manque de réactivité et demande que soit utilisé les 500 000 € destinés aux PSE.
La CGT est intervenue juste après la CFDT. Nous avons rappelé que ce n’était pas aux salariés de payer la crise et que nous ne négocierons dans la branche ni chômage partiel, ni cadrage de PSE. La question est de savoir si le secteur crée réellement de la valeur ajoutée ou que ces salariés constituent une simple variable d’ajustement salarial. Avant tout autre réflexion, c’est la réponse à cette question qui nous paraît fondamental, notamment au regard des missions de certains salariés.
En tout état de cause nous ne négocions aucune mesure qui sacrifierait d’une manière ou d’une autre l’emploi. Les salariés ne sont pas des marchandises.
Ensuite, le patronat a invité en réunion les patrons d’ABMI, d’AKKA, de MAGNA STEYR.
ABMI
40% des 1000 salariés travaillent pour le secteur automobile. (Essentiellement ILE DE FRANCE et RHONE ALPES)
La direction tente de « muter » les salariés vers d’autres secteurs avec des « formations adéquates », plutôt périodes de professionnalisations. Elle demande, dans ce contexte, plus de souplesse pour les critères de prise en charge.
AKKA
Présente essentiellement dans l’aéronautique et l’automobile, la direction propose un déploiement dans le ferroviaire et l’énergie.
Il a donc été décidé un plan d’urgence afin :
¨ De reclasser et convertir
¨ De faire évoluer
¨ D’aider à la montée en compétences
¨ De développer l’internationale.
MAGNA STEYR
Sur 3 sites, PARIS, LYON et SOCHAUX, cette entreprise fait 95% de son CA dans la filière automobile. Elle réoriente vers la Chine, l’Allemagne et l’Autriche et met en place des projets de recherche interne. L’entreprise tente aussi de favoriser les mobilités volontaires. Moins de 3% des salariés ont répondus présents.
DEBATS
SYNTEC Ingénierie a précisé que les chiffres donnés étaient réalistes. Au regard de cette situation la CFDT a réitéré avec l’appui de SYNTEC la mise en place de cellules avec des consultants pour accompagner les salariés. Le suivi de cette disposition serait paritaire. La CFDT n’a pas hésité d’ailleurs à déclarer « je préfère des PSE à une absence de perspective », l’absence de perspective étant les chômages partiels. Dans ce cadre elle a reformulé sa demande de fond au pouvoir public, fond qui permet de sauver la filière automobile.
Pour la CGT, non seulement ces fonds n’ont pas pour objet de sauver les emplois, mais de faire en sorte que le taux de profit et les dividendes versés aux actionnaires soient les meilleurs possibles y compris au détriment de l’emploi. Quant à trouver des « perspectives » par des PSE, la CFDT nous semble bien cynique.
En ce qui nous concerne, c’est ni PSE, ni chômage partiel, ce n’est pas aux salariés de payer la crise.
Une nouvelle réunion est prévue le 12 février 2009 afin de faire des propositions concrètes.
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Cela coût de l’argent et on préfère mettre directement en chômage partiel les employés.
Une société de prestation ne vit que au dépend des clients alors faire des formations sans facturation, je ne pense pas que ce soit dans l’air du temps (il ne faut plus croire au père noël).
Aujourd’hui certaine préfère mettre en chômage partiel plus de 40 % de son effectif que d’assurer la continuité pour les salariés (je pense que vous avez reconnus la société qui pratique ce genre de pratiques).
Alors la crise a bon dos pour des sociétés comme celle-ci.
Mais que pouvons faire devant de tels agissements.